Du blog à la blogogalaxie

On parle souvent de la blogosphère. Or, comme le souligne le journaliste Francis Pisani « le terme “blogosphère” évoque un monde. La référence à la rotondité définit et marque les limites spatiales et temporelles dans [le cadre desquelles] évoluent les internautes (auteurs et/ou lecteurs). Paradoxalement, elle induit un renfermement dans la bulle [...]. [Une] bulle qui s’envole, mais [une] bulle qui éclate à terme. La blogogalaxie au contraire, ouvre des horizons. Et cette référence galactique ramène l’internaute à sa juste mesure d’individu dont l’existence ne représente qu’un cours instant dans l’histoire de l’humanité. »

Les propos de Francis Pisani m’ont amenée à reconsidérer ma perception de la blogosphère, terme plutôt dépassé à mon goût (bien que son acception se soit généralisée). Car il n’y en a pas qu’une, il y en a plusieurs. Je suis donc partie de cette note galactique, ce qui a donné l’analyse (purement personnelle) suivante :

Du blog à la blogogalaxieCrédit image : Thomas David

Un blog, c’est comme une planète. Car pour pouvoir graviter, il faut qu’il possède une masse suffisante de contenus et de trafic.

On y trouve des petites planètes (voire des naines), des plus grosses et même des gigantesques à la Jupiter.

Le plus souvent, il s’agit plutôt de planètes de type « la Terre », où la vie est possible, marquée par les interactions des lecteurs, les commentaires ou encore les « j’aime » de Facebook.

Certaines planètes mettent en orbite un ou plusieurs satellites artificiels, que sont la plupart du temps les outils analytiques de suivi (ex: Google Analytics). Jouant en quelque sorte le rôle de fidèles « gardiens », ils accompagnent le blog dans ses mouvements et fournissent de précieux renseignements sur ce qui se passe sur la planète au travers de statistiques, à la rigueur, au travers de cartes de chaleur.

D’autres planètes sont malencontreusement la cible de météorites. Il arrive ainsi que de nombreux blogs se voient attaqués par des spammeurs en tous genres, dont l’énergie libérée peut entraîner des effets secondaires dévastateurs, voire même, la mort du blog en question.

Tel un corps céleste qui orbite autour d’un soleil ou d’une étoile, le blog orbite autour d’un sujet (ou d’une niche) plus ou moins vaste. Ce sujet (ou cette niche) émet de l’énergie, que sont les informations qui rayonnent sur les blogs et qui sont à l’origine des climats et des phénomènes météorologiques. Et oui, les blogs sont sujets au beau temps, comme au mauvais temps…

La niche est donc l’étoile placée au centre de la blogosphère, laquelle constitue un ensemble de blogs interconnectés dans le cadre d’un système. On parle ainsi de blogosphère francophone ou anglophone, ou encore de blogosphère politique ou de blogosphère sportive, etc.

Aussi, faut-il garder à l’esprit que certaines étoiles peuvent voir leurs ressources d’énergie s’épuiser plus rapidement que d’autres. C’est pourquoi, il est important de bien choisir son sujet ou sa niche, au risque de voir son blog entraîné dans un phénomène de supernova provoqué par l’explosion de l’étoile, pouvant entraîner de façon instantanée, la disparition de toute une blogosphère.

Ces étoiles qui naissent ou meurent en groupes, parsèment ainsi le plancher galactique. La blogogalaxie est donc cet assemblage autogravitant de corps célestes, avec souvent un trou noir menaçant les blogs à l’abandon (en particulier les blogs âgés de moins de 6 mois), évoluant dans l’Univers, cet Internet dont l’extension réelle et les potentialités nous sont encore inconnues.

 

Et vous, quelle analyse faites-vous de la blogosphère ?

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  • http://twitter.com/allorap Bruno Rogerio

    billet original et osé qui sort de l’ordinaire